Les secrets pour aider et motiver votre entourage efficacement [Comment s'y prendre?]
Bienvenue sur ce nouvel épisode du podcast de la puissance mentale dans lequel nous allons répondre à une question qui me revient régulièrement.
Cette question porte sur comment aider une personne qui en a réellement besoin.
Je vais vous donner des clés qui vont vous aider à éviter de perdre votre temps, votre énergie et que vous ne dites pas à la fin que tout ce que vous avez tenté de mettre en place avec cette personne n’a servi à rien.
Que ce soit des proches, des amis, des collègues ou des collaborateurs, ce que je vais vous partager aujourd'hui va vous permettre de distinguer si vous allez pouvoir ou non accompagner une personne, c’est-à-dire coacher ou aider ou encore conseiller cette dernière sachant que le coaching est différent du conseil. En effet, quand on est en mode coaching, on est là pour poser des questions, pour aider la personne à prendre du recul par rapport à elle-même et à la situation, alors qu'en mode conseil, on lui dit concrètement « voilà, moi à ta place je ferai ça ou je pense ceci ou ça ». Il est ainsi important de distinguer dans quelle situation vous vous trouvez.
Par ailleurs, ayez en tête deux exemples par rapport à ce que je vais vous dire :
▪ Un exemple où vous avez peut-être aidé une personne et que cette aide a fonctionné c’est-à-dire que tout ce que vous aviez dit ou échangé avec la personne, ont été productifs ou la personne a eu des résultats qu'elle souhaitait.
▪ Un autre exemple où votre aide n’a rien donné malgré votre temps investi et votre énergie fournie.
Donc, je vous demande d’avoir ces deux exemples en tête afin de voir lequel marche ou pas par rapport à ce que je vous propose.
· Deux (02) points fondamentaux
A prendre en considération si vous êtes dans de l'aide à un proche ou un ami, à son conjoint ou sa conjointe, à ses enfants, à des collaborateurs.
1.Ne pas demander à une personne de changer si cette dernière en question, ne souhaite pas changer.
C'est fondamental, car beaucoup de personnes aimeraient faire changer les autres alors que d’abord, on a aucun pouvoir sur les autres et ensuite, si la personne ne veut pas changer, elle ne changerajamais. C'est vraiment le point fondamental à prendre en considération.
Parfois, j'ai des gens qui me demandent d’aider leurs potes parce qu’ils ont des problèmes, mais la première des choses que je dis c’est « si votre ami a envie d'être aidé qu’il vienne me voir, ce n’est pas à moi d'aller le voir et s'il vient me voir, il faut que ça soit aussi une démarche personnelle ».
2.Ne donnez pas de conseils à quelqu'un qui ne vous en a pas demandé.
C'est un réflexe qu'on peut parfois avoir, vouloir aider la personne qui est en face de soi. Mais, une fois que la personne ne vous a rien demandé, elle n’appliquera jamais vos conseils. Il n’y a rien de plus désagréable d'avoir un conseil quand on ne l'a pas demandé ou quand on n'est pas ouvert à cela. Ainsi, quand vous êtes dans cette démarche de vouloir conseiller une personne, demandez-lui : Est-ce que tu as besoin de mon aide ? Est-ce que tu as envie que je te donne des conseils ? C’est vraiment important de poser ces questions lorsque vous êtes dans cette démarche.
Il m'arrive parfois, de donner des conseils à ma femme alors qu'elle ne m'a rien demandé. Cependant, quand je me rends compte, je m’excuse parce que je suis en train de lui donner des conseils alors qu’elle ne m'en a pas demandé. Je la demande, « est-ce que tu as envie que je te conseille ou pas sur tel ou telle chose ? » et si elle me dit oui, je continue mais si elle me dit Non, je m’arrête. C’est un point qui évite d'être oppressant ou évite parfois de prendre une place que les autres n'ont pas envie qu'on ait.
Ce sont les deux points importants avant toute aide ou quoi que ce soit.
· Ne demandez pas à quelqu’un de changer s’il ne souhaite pas lui-même changer : il n'y a pas envie.
· Ne donnez pas de conseils à quelqu'un qui ne vous en a pas demandé, car ça ne sert à rien et vous allez perdre votre temps et votre énergie.
En sommes, c’est important de toujours vérifier ces deux points avant toute démarche d’aide.
Une fois qu'on a vérifié ces deux préalables, arrivent les deux questions fondamentales que j'observe lorsque je vais coacher quelqu'un.

D’abord, assurez-vous que la personne a vraiment envie d'apprendre de nouvelles choses.
Est-ce que la personne a envie d'apprendre des nouvelles choses ? si la personne vous dit oui qu’il a envie d'apprendre ou si vous vous rendez compte que la personne a envie d'apprendre des choses, assurez-vous de 0 à 10, à combien elle a vraiment envie d'apprendre de nouvelles choses. Si cette dernière a envie d'apprendre des nouvelles choses à 8 sur 10, c’est que ce n’est pas le moment. Certes, 8 est beaucoup mais n’est pas assez, tant qu’elle n’est pas à 10 sur 10, c’est qu’elle n’a pas encore un niveau de motivation très élevé et donc, je ne la coche pas. En effet, si elle commence sur une échelle de 8, c’est que tout au long de l’accompagnement, l’échelle va vite passer à 6, 3, 2 et puis elle n’aura plus envie d’aller de l’avant.
Ensuite, est-ce que la personne va réellement mettre des actions en place ?
Sans action pas de changement. Tu as beau avoir les meilleurs outils ou idées du monde, tu as beau avoir toutes les connaissances du monde, si tu ne mets pas en place des actions, tu ne changeras pas tes habitudes et tu ne produiras aucun résultat.
Donc, assurez-vous que la personne à qui vous allez donner des conseils est prête aussi à mettre en place des actions parce que sinon, ça sera complètement une perte de temps.
Par exemple, quand j’accompagne quelqu’un, mon objectif c'est qu'il y ait des résultats autant pour la personne et pour moi parce que c'est un travail d'équipe. Pas d'action, pas de résultats, donc aucun intérêt pour moi d'accompagner la personne. Quand on va pour conseiller ou pour aider un proche ou collaborateur, on n’aura peut-être pas le même positionnement que si on va pour conseiller ou pour aider votre enfant ou votre conjoint. En effet, si vous avez votre enfant ou votre conjoint dont vous sentez qu'il a besoin d'aide, c’est sûr que vous n'allez pas lui demander « est-ce que tu es prêt à mettre en place des actions ? Est-ce que tu as vraiment envie d'apprendre des nouvelles choses ? » Evidemment que non, mais par contre, ça sera intéressant d'observer tout d’abord à quel point la personne a réellement envie de changer. Par la suite, est-ce qu'elle a envie d'entendre vos conseils et est-ce qu'elle est prête à mettre en place des actions et qu'elle a envie d'apprendre de nouvelles choses ? Sinon tout le monde risque de perdre du temps et c'est souvent aussi une source de conflit.
Donc, rappelez-vous les situations que je vous avais dit d'avoir en tête, que ce soit celle qui s'est bien passée ou celle qui ne sait pas bien passer. Demandez-vous si la personne a envie de changer ou pas ? Est-ce qu'elle était prête à apprendre de nouvelles choses ? Est-ce qu'elle a été prête à mettre des actions en place ? C’est vraiment fondamental. Un discours avec des oui, mais, est déjà un révélateur du positionnement de la personne qui a tendance à justifier ses comportements par des schéma mental, des croyances, des choses qu'elle sait elle-même construite au fur et à mesure du temps.
L'écoute avec de la pleine présence
Lorsque l’on veut aider une personne, il est important d’utiliser un outil qui selon moi, est sous-estimé, mais qui va mettre beaucoup d’intensité et beaucoup de connexion avec les personnes que vous souhaitez aider. Cet outil n’est rien d’autre que l'écoute avec de la pleine présence
Pourquoi j'ajoute avec « de la pleine présence » ?
Parce que c'est une écoute dont le but est de comprendre comment fonctionne la personne et non de trouver une solution tout de suite. En effet, ce que vit la personne en face de vous, elle le vit à sa façon et le risque c'est à vous d'avoir une perception de sa situation en fonction de vos critères, de votre éducation et de vos expériences. Pendant des années, quand je voyais des gens ne pas passer à l'action, ça me paraissait complètement ahurissant. J'ai des gens qui venaient me voire en disant « j'aimerais bien me remettre au sport, mais je ne sais pas comment faire ! ». Je trouve ça simple, si tu veux te remettre au sport, achètes-toi des baskets et va courir ou allonge-toi et fais des abdos, etc. C’est tellement simple, mais pour certains, ce n’est pas si simple que ça.
Avoir cette intention de vouloir comprendre ce que vit la personne avant même de vouloir lui trouver une solution, est primordial. Donc, quand la personne vous parle de manque de confiance en elle parce qu’elle est peut-être qu'elle est stressée par rapport à une situation, il ne faut pas lui dire tout simplement que « ça va aller » parce que cette situation est prématurée. Mais plutôt, demander à la personne, les raisons pour lesquelles elle stresse, etc.
C'est aussi de chercher à se demander ce que vit la personne et d'être dans ce mode d'exploration, de compréhension de l'autre, va vous aider d’abord de comprendre la personne, mais au-delà de ça, va aider la personne à comprendre ce qu'elle est en train de vivre parce que par rapport à ce qu'elle vit aujourd’hui, elle a une vision très focus sur son problème et donc en l’écoutant avec beaucoup de présence, en lui demandant d'expliquer ce qu'elle est en train de vivre, ça va l'aider à prendre du recul par rapport à ce qu'elle est en train de vivre et va l'aider aussi à voir les choses différemment. Mais, être là à demander pourquoi tu vis ça, elle serait seulement dans les justifications. Le but, c'est d'être connecté à la personne.

Comment poser la meilleure des questions ?
Être pleinement connecté à ce que vit la personne est d’abord la meilleure des questions. En effet, ça ne veut pas dire que si la personne est en train de pleurer, qu’il faut pleurer avec cette dernière. Il faut être dans l’empathie et non dans la sympathie, car il y a une différence.
L'empathie, c’est de comprendre ce que la personne est en train de vivre alors que la sympathie est de vivre pleinement ce que vit la personne.
Je me rappelle d'une personne qui avait un stress de dingue, mais quand elle me l’a dit au départ, j'ai eu du mal à le comprendre malgré mon expérience, mon vécu et mon éducation. Mais, une fois que je me suis que je me suis positionné dans ce qu’elle pouvait vivre, j'étais plus en mode de compréhension, de l’empathie et pas en mode de jugement. En effet, cette personne stressait parce que le lendemain, elle allait se faire couper les cheveux et réduire sa mèche qu'elle avait sur le front qui faisait environ un demi centimètre. Pour être honnête avec vous, en étant policier de terrain pendant 10 ans, j'ai vu des gens mourir sous mes yeux, j'ai été agressé physiquement, j'ai vu de la misère, j'ai vu des morts, j’ai vu des personnes souffrir réellement et plein d’autres choses. Mais là, quand la personne me dit qu'elle stresse parce qu'elle va se faire couper les cheveux le lendemain, j'aurais pu lui dire « non, mais arrête ton délire, tu me racontes n'importe quoi, il n’y a aucune raison de se stresser » sauf que là, j'étais dans le jugement, j’étais dans un point de vue qui me concernait. Si la personne me dit qu'elle stresse, ce n’est pas à moi de juger parce que peut-être que ce qu'elle vit, elle a ses raisons de le vivre. Ces deux exemples que je vous montre, sont complètement extrêmes et j'en conviens, mais ça justement, prenez-le en considération et plus vous parviendrez à faire ça et plus ça va vous aider à vous connecter avec la personne et à être en mesure de l'aider. C’est pour ça qu’aujourd'hui, quand je forme des personnes en coaching en préparation mentale, j'apprends déjà à se connecter et ça s'apprend d’une façon vraiment spécifique avant même de savoir quelle question poser et sur quel levier travailler et activer au niveau du mental, des émotions et des comportements avant même tout ça. Et plus vous mettez de l'authenticité, plus vous allez mettre du cœur à l'ouvrage et quel que soit les personnes, croyez-moi il y a une connexion qui va se passer.
Aujourd'hui on me demande, « Geoffrey, comment tu fais pour aider les gens qui sont des hauts responsables, des politiciens, des artistes, des gens qui sont connus et tous les types de personnes ? » Je dis, c’est assez simple et très simple d’ailleurs, je me connecte à eux. D’abord, je cherche à savoir si la personne a vraiment envie de changer, donc tous dépendent de ce que j’ai vu au préalable et ensuite il y a une question aussi qui est fondamentale à se poser : est-ce que j'ai envie d'aider la personne ?
D’ailleurs, quand je forme des gens, je leur dis une phrase qui n'est pas de moi, mais ce que j'apprécie beaucoup, c'est le kiff avant le cash. Avant de vouloir gagner de l'argent, à aider les gens en les cochant et en les accompagnant, à combien de 0 à 10 estimez-vous votre niveau de kiffe à les accompagner ? Si ça vous fait chier de les accompagner, ne le faites pas, peu importe l'argent qui est en jeu parce que tout simplement vous risquez de mettre de l'énergie dedans et du coup, les résultats ne seront peut-être pas à la hauteur que vous espérez et que la personne espère atteindre. Donc, le kiff avant le cache, j'adore cette expression et je l'applique dans mon quotidien.
Aujourd'hui, si vous avez envie d'aider la personne et que vous vous connectez avec cette pleine présence, avec cette envie réelle de l'aider, de l’écouter et de comprendre ce qu’elle vit, ça fera une énorme différence entre les gens qui ont un impact dans la vie des autres et ceux qui sont de passage. C’est un des gros conseils que je peux vous donner. Il est vraiment très important de vouloir comprendre ce que vit la personne et ne pas être en mode de jugement tout de suite. Si tout à l'heure, vous allez écouter ou aider quelqu'un qui aura envie d'être aidé, observez à quel point vous êtes en mode « je veux comprendre ce que vit la personne avant même de l'interpréter, avant même de la juger », croyez-moi, ça va faire une grosse différence dans les connexions que vous allez pouvoir avoir avec d'autres personnes.
En résumé
1- Ne demandez pas à une personne de changer si elle ne veut pas changer.
2- Ne donnez pas de conseils à quelqu'un qui ne vous a pas demandé de conseils. Vous allez gagner du temps et certainement beaucoup d'énergie.
3- Chercher à savoir si la personne a réellement envie d'être aidée.
4- Est-ce qu'elle a envie d'apprendre des nouvelles choses ?
5- Est-ce qu'elle est prête à mettre en place des actions ?
Lorsque ces questions sont validées, on passe à l'étape suivante qui est l’écoute. On écoute la personne avec une pleine présence en ayant cette intention, en conscientisant cette façon d'écouter non pas pour lui donner une solution, un conseil, mais de l'écouter déjà en préalable en essayant de comprendre ce que la personne est en train de vivre. Ensuite, vous pourrez passer à l'option de lui donner des conseils si elle en éprouve les besoins.


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